top of page

Mieux chez moi – Le guide pour arrêter de dire: “je ne me sens pas bien chez moi”

  • estellebogros
  • 13 janv.
  • 5 min de lecture

Avez-vous déjà franchi le seuil de votre porte en vous disant: "Je ne me sens pas bien ici". La maison n’est pas forcément en désordre, la déco et les meubles peut-être même pas dépassés, et pourtant... Il y a ce ressenti, cette 'ambiance' de ne pas être à l'aise chez soit. Dans cet article, je vous propose une méthode simple, étape par étape, pour comprendre ce qui ne va pas dans votre intérieur et identifier ce qui crée ce malaise, des détails parfois, qui jouent sur notre moral sans que l’on s’en rende compte. Et avant de penser déco : non, je ne vais pas vous dire de ranger, désencombrer ou changer la couleur des murs. On va parler ici de quelque chose d’un peu plus profond, avec des conseils concrets et applicables, pas du blah blah IA.

Donc prenez un carnet, un crayon, et posez vous le temps de suivre les étapes suivantes.


Étape 1 – Une conversation avec soi-même




Asseyez-vous dans chaque pièce qui vous semble “ne pas aller”. Fermez les yeux, prenez trois respirations profondes, puis rouvrez-les lentement.

Observez calmement, doucement.

Regardez ce qui vous entoure et nommez ce que vous voyez. La table, la lampe, le ventilateur de plafond, la télévision… Puis restez avec les émotions que chaque élément vous procure.


Un peu comme dans la méthode Marie Kondo, la question « est-ce que cela me donne de la joie ? » fonctionne aussi ici. En portant votre attention sur un meuble, la vue par la fenêtre, ou même la sensation du sol froid sous vos pieds, observez comment vos émotions évoluent. En les écoutant vraiment, on comprend souvent assez vite ce qui ne va pas.


Ces ressentis sont le signe de problèmes soit fonctionnels soit esthétiques. Notez-les sur papier, puis passez à la pièce suivante. Répétez l’exercice dans chaque espace avant de passer à l’étape 2.



Étape 2 – Analyse fonctionnelle


Levez-vous maintenant et marchez dans chacune des pièces. Est-ce que vous vous cognez dans un coin de table pour accéder à la porte du jardin ?

Devez-vous vous contorsionner, vous pencher ou tendre loin le bras pour attraper quelque chose dont vous avez besoin en cuisinant, ou au contraire, vous faites des allers-retours incessants ? Faut-il déplacer des meubles pour accomplir une tâche précise ? Cachez-vous certains objets du quotidien quand vous recevez des invités (et je ne parle pas ici des papiers ou manteaux qui traînent, mais bien de meubles ou d’éléments utiles que vous rangez systématiquement avant de les ressortir ensuite) ?

 

Ici, il s’agit d’évaluer si votre espace soutient réellement votre mode de vie. Parfois, le problème n’est pas visuel — il est pratique. Par exemple, votre salon peut sembler « déséquilibré » parce que la disposition des assises ne favorise pas la conversation, ou une cuisine peut paraître chaotique parce que le rangement n’est pas intuitif.

 

Une fois que vous avez tout noté, interrogez-vous sur le pourquoi. Pourquoi le tiroir à couverts est-il si éloigné du plan de travail ? Pourquoi devez-vous faire cinq pas avant de pouvoir poser le plat que vous venez de sortir du four ? etc.



Space Optimization and Planning service button

Stella Studio | Interior Design Geneva


Étape 3 – Vérification sensorielle




Cette étape est un peu plus délicate, car nous ne sommes pas tous câblés de la même manière à nos sens. Certains d’entre nous — Hi it's me, I'm the problem, it's me — sont très sensibles à la lumière et aux textures, et sauront immédiatement que cette lumière, ce tapis ou ce canapé ne leur conviennent pas. Mais d’autres auront plus de mal à percevoir l’impact qu’un mauvais éclairage peut avoir sur leur humeur. Alors voici ma règle d’or en matière de lumière :

 

  • Une lumière douce, jaune et diffuse dans les espaces destinés au calme : le salon, la table à manger, la lumière centrale de la cuisine (surtout si vous avez un îlot), les toilettes, etc.


  • Une lumière plus froide et directe dans les espaces dédiés aux tâches précises : le plan de travail de la cuisine, la coiffeuse, les escaliers, le couloir, etc.


La complication, c’est que certains espaces ont besoin des deux (en réalité, la plupart des pièces nécessitent un éclairage à plusieurs niveaux, mais concentrons-nous sur les plus importants).

 

La salle de bain, par exemple, a besoin des deux : combinez une lumière douce et diffuse au plafond avec une lumière blanche autour du miroir. La chambre aussi : une lumière douce et diffuse au centre de la pièce, et une lumière plus franche, légèrement blanche (mais pas trop) sur la table de chevet pour lire. J'ai écrit tout un article concernant le design de la chambre pour mieux dormir ici si vous voulez en savoir plus.

 

En ce qui concerne les matériaux, le sujet est beaucoup plus personnel, et j’adapte toujours ces choix à chaque client. Mais si vous ne savez vraiment pas quoi choisir, optez pour le plus naturel. Le sol ? Bois ou pierre. Les textiles ? Lin ou coton. Le mobilier ? Du bois — du vrai, pas du MDF. Introduire des textures naturelles dans une pièce ne réchauffe pas seulement visuellement l’espace : quelque chose, au plus profond de notre nature, se trouve instantanément apaisé par leur présence.



Total Renovation service button

Stella Studio | Interior Design Geneva


Passer à l'action (et savoir demander de l'aide)


Si vous avez suivi ces trois étapes, vous avez maintenant quelque chose de très précieux : de la clarté. Pas un tableau Pinterest. Pas une liste d’achats. Mais une vraie compréhension de pourquoi votre intérieur vous fait sentir comme ça — et de ce qui, discrètement, joue contre vous. Rassemblez vos notes et commencez à aborder les problèmes un à un : déplacez les meubles, ajustez l’éclairage, réorganisez entièrement la cuisine ou remplacez quelques éléments clés. Même de petits changements, s’ils sont bien pensés, peuvent avoir un impact énorme.


Mais il est aussi possible que, surtout si vous avez fait cet exercice dans tout votre logement et que cela vous a pris plusieurs heures, vous vous sentiez complètement dépassé. Trop de choses à changer, la fatigue décisionnelle qui s’installe (je parles plus longuement du sujet de la fatigue de la rénovation ici), ou tout simplement un manque de temps pour passer par cette phase d’essais et d’erreurs. Et ça c’est peut-être le signe que vous avez besoin d'un accompagnement par un architecte d’intérieur (bonjour, c’est moi). Pas pour imposer un style ou une vision, mais pour transformer tout ce que vous avez identifié de problématique en un espace cohérent, fonctionnel et agréable à vivre — un intérieur apaisant sans être fade, pratique sans être froid, et beau sans en faire trop.

Stella Studio | Architecte d'interieur Geneve

Photo credit: Noemi Renevey

Votre intérieur devrait vous porter.


Il devrait rendre le quotidien plus simple, plus doux, plus agréable. Et si, en lisant ces lignes, vous vous êtes dit : « Oui… c’est exactement ce que je ressens, j'aimerais me sentir mieux chez moi », alors la conversation a déjà commencé.


On en parle vite ici

Xx





Stella Studio | Architecte d'interieur Geneve signature



 
 
 

Commentaires


bottom of page